Voir verset 20, note.
Cette parole solennelle : il a semblé bon au Saint-Esprit et à nous, distingue l'influence du Saint Esprit de la conviction personnelle dans ceux qui parlent ; mais ces deux choses sont inséparables comme la cause et l'effet.
C'est le SaintEsprit qui a opéré cette conviction, et les auteurs de la lettre en ont clairement conscience. (Comparer Actes 5.32,Jean 15.26,27, note.)
- Combien de fois cette formule a-t-elle été répétée dans des conciles où l'erreur et les passions humaines avaient beaucoup plus de part que le Saint-Esprit !
On traduit ordinairement : Choses dont vous ferez bien de vous garder. Mais l'expression grecque signifie : vous vous en trouverez bien.
Les apôtres veulent dire : Vous aurez ainsi la paix et la concorde dans l'Eglise. Rilliet et Oltramare traduisent aussi de cette manière.
Quelques documents présentent à verset 29 trois variantes, dont les deux premières se trouvent également à verset 20 :
1° les mots : et des animaux étouffés sont omis ;
2° après les mots : et de la fornication, on lit : et tout ce que vous ne voulez pas qui vous arrive à vous-mêmes, de ne pas le faire aux autres ;
3° après : vous vous en trouverez bien, D., Irenée, Tertullien ajoutent : Etant portés par le Saint Esprit.
- M. Blass admet les trois variantes dans son texte occidental. Pour M. Zahn la première résulte en tous cas d'une mutilation texte original ; la seconde est une interpolation faite en Orient d'abord et pour les motifs suivants : le décret de Jérusalem n'avait plus d'application ; on chercha à le transformer en une sorte de catéchisme moral ; on laissa tomber l'interdiction relative aux animaux étouffés ; on entendit celle relative aux viandes sacrifiées aux idoles du culte païen en général et celle relative au sang, de l'effusion du sang humain ; à la mention des trois péchés capitaux : idolâtrie, homicide, adultère, on ajouta ce sommaire de toute la loi : tout ce que vous ne voulez pas qui vous soit fait, ne le faites pas aux autres. (Comparer Matthieu 7.12 ; Romains 13.8-10)