Après que les deux missionnaires eurent achevé leur exposé, Jacques, (voir Actes 12.17, 2e note) qui exerçait une si grande influence dans l'Eglise de Jérusalem, prit la parole (grec répondit, car son discours répond à la situation créée par ce qui venait d'être dit, comparez Actes 3.12 ; 5.8).
Il approuve d'abord l'exposé que Pierre (il l'appelle Syméon, selon l'ancienne forme hébraïque de son nom primitif) vient de faire, de la conversion des premiers païens ; il montre ensuite dans ce grand événement l'accomplissement de la parole prophétique ; (versets 16-18) enfin, il fait une proposition pratique qui puisse répondre au vœu de tous. (versets 19-21)
- Les termes par lesquels il exprime le fait de l'entrée des païens dans l'Eglise, sont remarquables : Dieu, dit-il pour la première fois, (comparez Actes 14.16) a pris soin (grec a jeté les regards, considéré) de prendre du milieu des païens un peuple à son nom, c'est-à-dire qui portât ce nom.
Le terme de peuple n'était jamais donné qu'aux Juifs ; en l'appliquant aux nations païennes, Jacques les rend égales à Israël ; c'était, comme le remarque Bengel,"une énigme topique pour des oreilles juives."(Comparer Romains 9.24-26)