Il était conforme aux anciens mythes du paganisme d'admettre ces théophanies ou manifestations des dieux sous formé humaine.
On a indiqué plus d'une raison pour lesquelles les Lycaoniens voyaient dans les apôtres Jupiter (grec Zeus) et Mercure (grec Hermès) : c'est d'abord l'antique légende de Philémon et Baucis, qui auraient, précisément dans cette contrée, été visités par ces deux divinités, auxquelles ils auraient offert l'hospitalité (Ovide, Métamorphoses, VIII) ; c'est ensuite qu'il y avait devant la porte de Lystre (verset 13) un temple de Jupiter, et que ce dieu était ordinairement accompagné par Mercure, interprète et messager des dieux.
Luc indique fort bien la cause pour laquelle cette dernière divinité était identifiée avec Paul : c'est qu'il portait la parole, tandis qu'on tenait Barnabas, qui était plus âgé peut-être, et avait un extérieur plus imposant, (2Corinthiens 10.10) pour Jupiter, le maître des dieux.