Les mots alors et ayant jeûné et prié montrent que l'imposition des mains aux missionnaires et leur envoi ne se firent pas dans l'assemblée mentionnée à verset 2, mais dans une autre, solennellement convoquée pour cela.
Trois actes religieux préparèrent cette première mission.
Le jeûne qui assurait à l'Esprit toute sa liberté et sa domination sur le corps ; la prière, par laquelle l'Eglise implorait le secours du Saint-Esprit sur les deux missionnaires ; enfin l'imposition des mains.
Par ce dernier acte, (Actes 6.6 note) Barnabas et Saul étaient consacrés pour leur œuvre, au nom de Dieu qui l'avait ordonnée et par l'Eglise qui les envoyait. Ce devait être là une double force pour ces serviteurs de Dieu, au sein des difficultés et des dangers de leur vocation.
Notre récit montre que c'est l'Eglise elle-même qui doit faire l'œuvre de la mission, laquelle n'a été entreprise par des sociétés que parce que l'Eglise, devenue indifférente, a failli à son devoir le plus sacré.
- Ils les laissèrent partir, les congédièrent (Actes 15.33) avec tout le religieux intérêt qui s'attache encore aujourd'hui aux missionnaires qui partent.