Deuxième partie. Paul et la mission parmi les païens. Ch. 13 à 28 Premier voyage missionnaire de Barnabas et Paul. Ch. 13 et 14 1 à 12
L'envoi des missionnaires.
L'Eglise d'Antioche, dont Luc a raconté la fondation, (Actes 11.19-30) était toute préparée, soit par son état spirituel, soit par sa position géographique, à porter l'Evangile aux païens en Asie Mineure et en Grèce.
Jusqu'ici Luc a raconté l'établissement et les progrès de l'Eglise chrétienne au sein du peuple juif. Maintenant commence la seconde partie de son livre, consacrée tout entière à l'apostolat de Paul parmi les nations païennes.
Il nous montre d'abord dans l'Eglise d'Antioche déjà nombreuse (Actes 11.26) les dons de l'Esprit qui la rendaient éminemment propre à l'œuvre missionnaire qu'elle allait entreprendre.
Il y avait dans son sein des prophètes (voir 1Corinthiens 14.2, 1re note) et des docteurs. Ces derniers étaient par leurs lumières et par l'assistance de l'Esprit capables d'enseigner leurs frères dans la vérité divine.
Les prophètes avaient plutôt pour mission d'adresser aux âmes des exhortations propres à les réveiller les consoler et les fortifier. Ils recevaient des révélations spéciales, dont ils faisaient part à l'Eglise. (Actes 11.28 ; comparez 1Corinthiens 12.28 ; Ephésiens 4.11)
- Luc nomme cinq de ces hommes ainsi doués soit comme prophètes soit comme docteurs. On a cru pouvoir conclure des particules diverses qui, en grec, unissent ces cinq noms qu'il les divise en deux groupes, désignant les trois premiers comme prophètes et les deux derniers comme docteurs.
Mais cette distinction n'est point certaine. Ces cinq hommes étaient : Barnabas bien connu des lecteurs de notre livre ; (Actes 4.36,37, note) Siméon, dont le surnom latin de Niger (Noir) montre qu'il était originaire d'Italie ; Lucius de Cyrène, en Afrique, probablement un des fondateurs de l'Eglise d'Antioche, (Actes 11.20) peut être celui que Paul fait saluer. (Romains 16.21) Manahen, qu'on est surpris et réjoui de trouver ici parmi les principaux membres de l'Eglise, puisqu'il avait été élevé et en tous cas avait vécu au sein d'une cour corrompue ; le terme qui lui est appliqué signifie proprement : celui qui est nourri avec, frère de lait (Stapfer), mais il avait perdu ce sens premier, et désignait le familier d'un prince.
Hérode le tétrarque est le meurtrier de Jean-Baptiste. (Matthieu 14.1-12)
Enfin Saul, nommé ici après tous, tellement il avait pris jusqu'alors une position humble dans l'Eglise, bien qu'il eût depuis longtemps reçu sa vocation à l'apostolat.