On comprend que ces fidèles assemblés, en écoutant le récit de Pierre, aient été dans l'étonnement, (grec) ravis hors d'eux-mêmes. Ils voyaient leurs prières exaucées, l'angoisse faisait place à la joie.
Pierre veut faire partager à ses frères la joie de sa délivrance.
Quel est ce Jacques, à qui il envoie personnellement son message ?
D'après la tradition catholique, il s'agirait de l'un des deux apôtres de ce nom, de Jacques, fils d'Alphée.
Les interprètes protestants s'accordent aujourd'hui généralement à reconnaître en lui, Jacques, "frère du Seigneur.," (Galates 1.19) Il parvint à la foi au moment de la mort de Jésus (Jean 7.5, comparez 1Corinthiens 15.7), il s'était joint aux disciples avant la Pentecôte (Actes 1.14) et prit de bonne heure une place prépondérante dans l'Eglise de Jérusalem. (Actes 15.13 ; 21.18 ; Galates 1.19 ; 2.9)
S'il est seul nommément désigné par Pierre, c'est que les apôtres étaient absents de Jérusalem. (Actes 11.30, 2e note ; voir l'Introduction à l'épître de Jacques.)
Etant sorti, de la maison de Marie. (verset 12.) D'autres entendent : sorti de la ville. Le texte ne décide pas. Peu importe ; ce que Luc veut faire comprendre c'est que Pierre, se sentant peu en sûreté dans une maison chrétienne bien connue, s'en éloigne pour s'en aller dans un autre lieu, qui n'est pas désigné.
Que n'a-t-on pas imaginé à l'occasion de ce fait si simple ? Des interprètes font aller Pierre dès ce moment à Antioche (Galates 2.11) ce qui est très improbable ; une très ancienne tradition catholique nous le montre se rendant à Rome et devenant dès lors évêque de la capitale du monde !