Dans sa réponse, Jésus ne blâme pas la question des disciples ; mais pourtant il refuse expressément de leur révéler les temps ou les moments, c'est-à-dire les époques générales et les dates précises (ou les moments favorables) du rétablissement du royaume de Dieu. (1Thessaloniciens 5.1)
Ce n'est pas à vous de les connaître, ces temps dépendent exclusivement de l'autorité du Père.
Ailleurs, Jésus va jusqu'à déclarer que le Fils lui-même, dans son état d'humiliation, les ignorait. (Marc 13.32) Par ces paroles le Sauveur rectifie aussi indirectement ce qu'il y avait d'erroné dans la question des disciples ; car il leur donne à entendre que le rétablissement du royaume est encore dans un lointain avenir (les temps, les moments), et ne sera pas seulement pour Israël, mais pour tout le peuple de Dieu, Juifs et païens sauvés. Toutefois ce rétablissement reste certain, sans quoi il n'aurait pas ses temps et ses moments que le Père a fixés.
- Chose singulière ! ces paroles positives : Ce n'est pas à vous de connaître les temps ou les moments, le savant et pieux Bengel pensait qu'elles ne concernaient que les apôtres à l'époque où elles leur furent adressées, attendu que les révélations divines ont leurs degrés et que Dieu a fait connaître par l'Apocalypse ce que Jésus refusait alors.
A quoi son compatriote, Lechler, répond que Bengel lui-même a totalement échoué quand il - a voulu, d'après ce livre, déterminer les temps et les moments. Et il en conclut avec beaucoup de raison que les mots : Ce n'est pas à vous de connaître, subsistent pour nous.
Mais hélas ! aujourd'hui encore, les disciples veulent être plus sages que le Maître !