La proposition que Pierre a préparée par son discours est de nommer un apôtre à la place de Judas. Mais puisqu'un témoin doit être parfaitement instruit de tout ce qu'il affirme, Pierre pose comme condition que l'élu ait (grec) marché avec les premiers disciples de Jésus, qu'il ait partagé la vie errante du Sauveur et des siens, et cela pendant tout le temps que le Seigneur Jésus (grec) est entré et sorti parmi nous.
Les limites du ministère caractérisé par cet hébraïsme (Jean 10.9, note) sont le baptême de Jean, qui l'inaugura (grec ayant commencé depuis le baptême de Jean), et l'ascension, qui en marqua le terme.
L'homme qui aura ainsi suivi Jésus du commencement à la fin de sa carrière terrestre pourra seul être témoin de sa résurrection. Il sera témoin de sa vie entière ; mais Pierre concentre celle-ci dans la résurrection, qu'il considère comme le fondement de l'Evangile. (Comparer Actes 10.38-42)
On voit par ces paroles quelle haute idée les apôtres eux-mêmes se faisaient du témoignage apostolique, source unique et seule autorisée de tout ce que nous connaissons du Sauveur et de son œuvre.