Les captifs de cette armée : cette armée emmenée prisonnière, dont il a été parlé au verset 11 et qui revient après son exil, avec tous ces autres captifs de Juda emmenés avec elle, dont il est fait si souvent mention dans les prophètes subséquents (Joël 3.2,6-7 ; Amos 1.6,9) Mais où établir ces nouveaux venus dans la Terre Sainte, déjà trop petite pour sa population triomphante ? Le prophète leur trouve une place. Ils s'établiront dans les parties septentrionales, en s'emparant du territoire méridional des Phéniciens.
Sarepta (Zarpath), aujourd'hui Surafend, sur la côte de la Méditerranée, entre Tyr et Sidon (1Rois 17.9). C'était aussi un territoire qui avait été promis à Israël et qu'il avait négligé de conquérir (Josué 13.2-6).
Reste la partie de la population de la capitale que les Edomites avaient emmenée captive le jour de la prise de cette ville par les païens (les réchappés de Jérusalem, verset 11), et qu'ils avaient vendue aux étrangers. Une grande partie d'entre eux se trouvaient à Sépharad. La Bible ne parle nulle part ailleurs de cet endroit. On a voulu y voir soit le Bosphore, soit l'Espagne, soit la ville de Sardes dans l'Asie Mineure, soit celle de Sparte dans le Péloponnèse. Ces deux dernières explications sont les moins invraisemblables ; Sparte, en particulier, pouvait être connue en Orient, tout comme Tharsis (Jonas 1.3), par l'intermédiaire des Phéniciens. Joël reproche précisément à ceux-ci (Joël 3.6) d'avoir vendu les enfants de Juda et de Jérusalem aux enfants de Javan (aux Grecs).
Posséderont les villes du midi. D'après le verset 19, les habitants du midi s'étaient transportés dans le pays des Edomites pour en prendre possession et le repeupler. Leurs propres villes manquaient ainsi d'habitants, et c'est l'ancienne population de Jérusalem revenant de captivité qui remplit ce vide. Son long séjour à l'étranger lui a fait perdre les souvenirs soit de famille, soit de localité.