Ces frères, qui étaient des étrangers, Jean le relève expressément (grec et cela étrangers, d'après Sin., B. A, C ; le texte reçu porte : pour les frères et pour les étrangers), c'est-à-dire des membres d'Eglises établies en d'autres contrées, voyageaient en qualité de missionnaires ou d'évangélistes itinérants.
Il est probable que, comme Paul, ils se nourrissaient du travail de leurs mains. Mais comme ils donnaient de leur temps au Seigneur pour la prédication de l'Evangile, il était naturel que les chrétiens qui, tels que Gaïus, en avaient les moyens, pourvussent à leurs frais de voyage d'une manière digne de Dieu, c'est-à-dire conformément à l'amour que Dieu inspire pour des frères et pour les intérêts de son règne. (Comparer 3.13)
Le motif que l'apôtre invoque à l'appui de sa recommandation (car, verset 7) c'est que ces missionnaires (grec) sont sortis, (comparez 1Jean 4.1) partis en mission, pour le nom de Jésus.
De Jésus ne se trouve pas dans le texte, mais est sous-entendu, comme dans Actes 5.41. D'autres pensent que le complément sous-entendu c'est Dieu ; (verset 6) ils traduisent : pour son nom.
Le but de ces prédicateurs est de faire connaître le nom du Sauveur, de travailler à son règne et à sa gloire. Et dans leur mission ils n'acceptent rien des païens auxquels ils annoncent l'Évangile. (Matthieu 10.8)
A nous donc le devoir d'accueillir de tels hommes, ajoute l'apôtre ; par cette bonne œuvre, nous devenons coopérateurs avec eux pour la vérité.
D'autres traduisent avec moins de vraisemblance : coopérateurs de la vérité.