Comparer Jean 19.35 ; 21.24.
- Démétrius n'était pas le porteur de cette lettre, ni l'un des évangélistes itinérants, car ceux-ci étaient connus de Gaïus, qui les avait déjà reçus avec bienveillance. Les pressantes recommandations données à Démétrius semblent impliquer qu'il était suspect à Gaïus. Il était donc probablement un membre de l'Eglise de Gaïus, qui n'avait pas ouvertement rompu avec Diotrèphe et son parti. Weiss suppose que Jean avait adressé à Démétrius la lettre mentionnée verset 9.
Le témoignage de la vérité, qu'il a, est différent de celui que tous lui rendent, et même de celui de Jean ; c'est le témoignage irrécusable que la vérité divine, c'est-à-dire la sainteté, se rend à elle- même dans la vie d'un homme, et dont tous ceux qui l'approchent ont bientôt conscience. Ce témoignage-là est plus sûr que celui de tous, car c'est le témoignage immédiat de Dieu dans un homme pénétré de son Esprit. Enfin, à ce double témoignage, l'apôtre ajoute le sien propre.
Par ce nous il se désigne lui seul. (Harnack.) Il ne comprend pas dans ce pluriel ceux qui connaissent Démétrius, puisqu'il ajoute : Tu sais que notre témoignage est vrai. Il l'oppose d'ailleurs au témoignage de tous.