On voit par ce dernier mot qu'il y avait des membres de l'Eglise qui ne mangeaient point leur propre pain, mais celui des autres, sous prétexte de s'occuper des affaires du règne de Dieu. (Comparer 1Thessaloniciens 4.11,12)
L'exemple de l'apôtre, qu'il oppose à une telle vie, (versets 7-9) devait les couvrir de confusion, puisque lui, qui donnait ses journées à l'œuvre de son Maître, employait une partie de ses nuits à travailler de ses mains afin de n'être à charge à aucun.
La loi du travail est universelle pour l'homme ; personne, et le chrétien moins que tout autre, ne peut manger son pain avec une bonne conscience, s'il ne se soumet à cette loi. (verset 10)
Ce désordre tenait sans doute, en partie, à la surexcitation causée par le premier zèle de la conversion, et surtout par l'attente du retour immédiat de Christ. (2Thessaloniciens 2.2 ; voir l'introduction) Mais un tel état de choses, indépendamment de ses dangers pour la vie chrétienne, était propre à déshonorer l'Evangile aux yeux de ceux qui ne l'avaient point encore reçu. De là l'importance que l'apôtre attache à tout ramener à une vie bien ordonnée.