8 à 39 Liste des vaillants hommes de David.
L'auteur place encore à cet endroit, à la fin du règne de David, une liste des guerriers les plus distingués de son armée, auxquels il avait accordé une dignité plus élevée et un rang spécial. La courte liste 21.15-22, mentionnait uniquement quelques exploits qui ne paraissent pas avoir eu, pour ceux qui les avaient accomplis, des conséquences aussi importantes. Une liste parallèle à celle-ci se trouve 1Chroniques 11.11 et suivants ; il y a entre ces deux listes plusieurs différences qui peuvent servir à rectifier quelques erreurs de noms, soit dans l'une, soit dans l'autre. Ce fragment comprend quatre morceaux :
- l'indication des trois vaillants hommes les plus éminents, qui étaient appelés tout court : les Trois c'est-à-dire les trois par excellence, versets 8 à 12
- le second se rapporte à trois vaillants hommes non nommément désignés et faisant partie du quatrième groupe, appelé les Trente, versets 13 à 17
- le troisième ne comprend que deux noms, ceux de deux hommes qui, par un acte particulier de vaillance, avaient obtenu de David une dignité spéciale, versets 18 à 23
- le groupe des Trente, qui étaient envisagés comme l'élite de toute l'armée israélite, versets 24 à 39.
Si Joab n'est pas nommé, c'est qu'il était général en chef de toute l'armée.
8 à 12 Les Trois.
Vaillants hommes. Cette expression comprend tous les groupes que nous venons d'indiquer.
Joseb Bassébeth. Les Chroniques lisent Jasobéam (1Chroniques 11.11 ; 27.2). Le nom est certainement altéré dans notre texte par le fait que le copiste a transporté ici le mot bassébeth : sur place, qui se trouvait à la ligne supérieure (verset 7).
Le Tachkémonite. Au lieu de ce nom d'une famille inconnue, nous lisons 1Chroniques 11.11fils de Hacmoni, nom de famille qui se retrouve 1Chroniques 27.32.
Chef des officiers. Le mot hébreu schalischi : trentième, (voir Exode 14.7) était probablement devenu un terme technique désignant les militaires qui formaient l'entourage le plus rapproché du roi, en quelque sorte ses adjudants. C'est ainsi que nous le trouvons employé 2Rois 7.2,17,19 ; 9.25 ; 15.25.
Il brandit sa lance. Notre texte présente ici deux mots qui n'ont aucun sens : adino haetsno ou haetsni ; il faut probablement les remplacer, d'après le texte des Chroniques et notre verset 18, par l'expression orer chanitho : il brandit sa lance. Cette expression vient sans doute de ce qu'après la victoire, chaque chef étendait sa lance sur le monceau des cadavres de ceux qu'il avait battus à l'aide de sa troupe.