1 à 7 Dernières paroles de David.
Au cantique qui marque le point culminant du règne de David, l'auteur joint une poésie qui révèle la suprême pensée par laquelle il l'a terminé. Cette dernière parole du roi-poète repose, selon lui, sur une révélation par laquelle Dieu a confirmé la promesse faite 2Samuel 7.12-16, promesse déjà partiellement réalisée en David, et qui doit se réaliser parfaitement en sa postérité ; comparez les mots ma maison, une alliance éternelle (verset 5). Aux yeux de David apparaît la personne du roi d'Israël parfaitement juste sous le règne duquel germent la félicité et le salut, et qui détruit tous les méchants. Ce roi se présente à lui sous l'image d'un soleil levant dont les rayons, à la suite de la pluie tombée durant la nuit, font pousser sur la terre une fraîche verdure, tandis que les méchants, semblables à des buissons d'épines, sont détruits par le feu.
Oracle. David sent qu'il parle en ce moment sous l'action d'une révélation divine. L'épithète de fils d'Isaï rappelle son humble origine ; celle d'homme haut élevé, les dispensations par lesquelles Dieu l'a tiré de cette position ; celle d'oint du Dieu de Jacob, la consécration sainte qu'il a reçue de Samuel et la glorieuse souveraineté qui l'a suivie ; celle enfin de doux chantre d'Israël, ce don poético-religieux qui avait achevé de donner tout son prix pour le peuple de Dieu à sa dignité royale.