David avait établi des employés chargés de recevoir les plaintes de ses sujets et de lui faire rapport. Absalom les accuse de négligence et de partialité. Par cette manière d'agir, Absalom voulait évidemment préparer la révolution qu'il méditait. Comme troisième fils de David, après qu'Amnon, l'aîné, avait péri et vu le silence complet gardé sur le second, probablement mort ou incapable (1Chroniques 3.1-2), il pouvait naturellement s'envisager comme l'héritier légitime du trône. Et peut-être avait-il, dans l'affection que David témoignait à son frère cadet, Salomon, des motifs de se défier des décisions futures de son père. Fils d'une fille de roi, il regardait sans doute avec dédain ce jeune frère né d'une mère plus qu'obscure. Ses avantages extérieurs et sa vaillance lui assuraient d'ailleurs une facile popularité.