Deux cents hommes de Jérusalem. Absalom les prend avec lui, quoiqu'ils ne fussent pas initiés au complot, espérant qu'ils se laisseront entraîner dans le mouvement, ou sinon qu'il pourra les garder comme otages.
Fuyons. On est surpris de la pusillanimité de David, qui avait autrefois montré une si grande énergie. Mais ce n'était pas seulement la puissance chaque jour croissante du parti d'Absalom, ou la défiance que lui inspirait l'attitude de la population de Jérusalem, qui brisait en lui toute force de résistance ; c'était le désir d'éviter à Jérusalem les horreurs d'un siège, et surtout le sentiment qu'il y avait ici un châtiment de Dieu qu'il devait accepter. En même temps il lui restait l'espoir que cette dispensation humiliante aurait un terme et qu'il serait rétabli après que Dieu aurait accompli ses desseins. On voit percer cet espoir dans le don qu'il fait à Tsiba des propriétés de son maître (16.4), don qui ne pouvait avoir de valeur qu'autant qu'il aurait lui-même recouvré le pouvoir.