Ramoth était, non pas occupée par les Syriens et assiégée par l'armée Israélite, mais au contraire défendue par celle-ci contre les Syriens ; voir à verset 15.
Jéhu : c'est l'Eternel !
Fils de Josaphat, fils de Nimschi. Dans 1Rois 19.16, il est appelé fils de Nimschi, du nom de l'un de ses aïeux qui était plus célèbre que les autres. Ce roi est mentionné dans les inscriptions assyriennes sous le nom de Ja-u-a, fils de Hu-um-ri. Il était si peu fils d'Omri qu'il détruisit au contraire sa famille ; mais le règne d'Omri avait été si brillant, et son nom comme fondateur de la dynastie était si connu à l'étranger, que ses successeurs sont en général désignés par erreur comme ses descendants. Plusieurs inscriptions parlent aussi du royaume du Nord comme du pays de la maison d'Omri (Mat-beth-Humri), et le font figurer dans la liste des pays tributaires de Rammidamar, roi d'Assyrie. On en retrouve encore la mention dans les annales de Tiglath-Piléser et les inscriptions de Sargon, roi de Ninive. Dans l'inscription de l'obélisque de Nimroud, au-dessus d'un bas-relief représentant des gens qui apportent un tribut au grand roi, on lit : Tribut de Jéhu, fils d'Omri. Ce tribut consiste en lingots d'argent et d'or, en une coupe d'or, une cuiller d'or, des gobelets d'or, des poches d'or, des lingots de plomb, un bâton pour la main du roi, des lances, avec ces mots : Voilà ce que j'ai reçu. Salmanasar raconte que, dans la dix-huitième année de son règne, il fit de Jéhu son tributaire, à l'occasion d'une campagne contre Hazaël de Damas. La popularité de Jéhu, comme général, son énergie et sa violence, enfin sa haine du culte de Baal, le rendaient propre à devenir l'instrument des jugements de Dieu sur la famille d'Achab.
De ses frères : les autres capitaines, ses compagnons d'armes, que le serviteur d'Elisée devait trouver assemblés avec Jéhu dans la maison où se tenait le conseil.
Dans la chambre la plus reculée : de la cour où les chefs se tenaient réunis, dans un des appartements intérieurs.