A l'heure où l'on offre l'oblation : comme 1Rois 18.29,36 ; peut-être pour mettre cette délivrance en relation avec le culte du temple.
Les eaux arrivaient d'Edom. L'armée alliée n'était pas encore entrée sur le territoire de Moab ; elle était sur la frontière.
Cette eau était bien une eau de pluie ; mais il faut appuyer sur le mot voir (verset 17) ; elle arriva sans qu'Israël l'eût vue tomber. Le voyageur Richardson, dans son ouvrage sur l'Afrique, raconte ce qui suit : Comme nous étions campés dans le vallon de Tintaghoda, la ville sainte, voici que tout à coup un grand tumulte retentit dans le camp ; il n'était pas occasionné par l'armée des Haghars ou par une nouvelle attaque d'une autre troupe de bandits ; c'était le cri : El Wady Jaï ! Voici le ouadey qui vient ! Je regardai et je vis une vaste et blanche nappe d'écume roulant entre les arbres de la vallée. Dix minutes après, un torrent se précipitait avec violence à travers le vallon et, nous enveloppant de toutes parts, convertissait en île le lieu de notre campement. Le courant, dans sa partie la plus profonde, était assez impétueux pour entraîner nos bestiaux et déraciner des arbres... On avait remarqué que des pluies abondantes étaient tombées dans le sud... Il est connu que le même phénomène se produit parfois au Maroc pendant la saison pluvieuse. Cité d'après Lanoye, Le Niger, page 499.
Un voyageur moderne rapporte un fait tout semblable qui eut lieu dans le voisinage d'En-Guédi et par lequel il fut tout à coup chassé de son campement.