D'après 18.9, le siège de Samarie commença la septième année d'Osée, en sorte que les trois ans de ce siège (verset 5) ne sont pas des années complètes.
Le roi d'Assyrie prit Samarie. D'après les inscriptions assyriennes, le roi d'Assyrie qui prit Samarie se nommait Sargon. Sargon fut l'un des rois les plus belliqueux qu'ait eus l'Assyrie, le fondateur de la race des Sargonides. le conquérant de Samarie. Il est vraisemblable que Salmanasar mourut pendant le long siège de Samarie ou devant Tyr, que les Assyriens assiégeaient en même temps et qui se défendit plus longtemps encore. Sargon est l'une des plus grandes figures de l'histoire ancienne et son siècle fut pour l'Assyrie quelque chose de semblable à ce que celui de Périclès fut pour la Grèce. Voir sur ce roi Esaïe 20.1, note. Voici la manière dont Sargon raconte le résultat de la prise de Samarie :
J'ai déporté 27280 des habitants de cette ville, j'y ai pris 50 chars de guerre que je me suis réservés ; j'ai livré le reste de ses richesses à mes soldats. J'ai établi sur elle mon lieutenant et je lui ai imposé le tribut qu'elle payait sous le roi précédent.
En Assyrie. L'Assyrie embrassait alors la Mésopotamie, la Babylonie, le pays d'Elam et la Médie.
On peut voir dans ce qui suit quatre ou bien trois localités, selon que l'on fait des mots le fleuve de Gozan une localité particulière ou une simple détermination de la précédente. 1Chroniques 5.26 parle pour le premier sens.
Chalach n'est point le Calach de Genèse 10.11 ; c'est probablement un district de l'Assyrie septentrionale, touchant à l'Arménie, que Strabon appelle Calachène sur le Chabor. Ce fleuve doit être voisin de la localité précédente ; ce ne peut donc être le Kébar de Mésopotamie, près duquel demeurait Ezéchiel (Ezéchiel 1.1). C'est un fleuve plus petit de l'Assyrie septentrionale, qui se jette dans le Tigre au nord de Ninive et porte encore aujourd'hui le nom de Khabour.
Le fleuve de Gozan, d'après 1Chroniques 5.26, devait se trouver encore plus à l'est que les localités précédentes et que la Médie elle-même. C'est probablement le Késel-Osen qui se jette dans la mer Caspienne. Notre note sur Esaïe 37.12 incline à l'identifier plutôt avec le Gozan de Mésopotamie, mais probablement à tort.
Les villes de la Médie. Ce dernier terme confirme le sens que nous venons de donner à Gozan et à Chabor. Il prouve que ce fut dans les contrées formant l'extrémité orientale de l'Asie antérieure que les populations des dix tribus furent transportées. Que sont-elles devenues ? On ne les retrouve sûrement nulle part. Un avenir semble pourtant leur être encore réservé dans plusieurs prophéties.