Il est probable que Retsin et Pékach, en apprenant l'arrivée du roi d'Assyrie, levèrent aussitôt le siège de Jérusalem pour courir à la défense de leurs propres pays. Mais leurs armées furent taillées en pièces. Retsin, selon les termes de l'inscription de Tiglath-Piléser, dut s'enfuir seul, comme un cerf, dans sa capitale. Ses principaux lieutenants furent pris et mis en croix, et Damas fut assiégée, mais tint bon pendant deux ans entiers. Tiglath-Piléser, laissant un corps d'investissement devant la place, se retira après avoir coupé les arbres des environs et dévasté toute la plaine. Cinq cent quatre-vingt-onze villes ou bourgs syriens furent balayés comme par un ouragan. De Damas le roi d'Assyrie marcha contre Israël ; il envahit Galaad et la Galilée. Des généraux assyriens furent installés comme gouverneurs des places fortes. Hannon, roi de Gaza, se sauva en Egypte et le pays des Philistins fut occupé. Les principaux du royaume d'Israël furent déportés ; Pékach fut tué, et l'Israélite Osée, sur la soumission duquel Tiglath-Piléser croyait pouvoir compter, fut établi par lui roi d'Israël. Après quoi il revint à Damas, la prit et fit mourir Retsin. Ainsi tomba la vieille capitale de la Syrie.
A Kir ; comme l'avait annoncé Amos 1.3-5, (note). Amos 9.7 fait comprendre que cette contrée était leur berceau. C'est probablement le pays arrosé par le Kour, fleuve qui descend du plateau arménien vers le nord, pour aller se jeter dans la mer Caspienne ; c'est la Géorgie actuelle.
Quant au sort d'Israël en cette circonstance, il a déjà été décrit 15.29, à l'occasion du règne de Pékach.