Fit revenir à Israël Damas et Hamath de Juda. L'expression fit revenir suppose que ces contrées avaient autrefois appartenu à Juda. On peut dire que cela avait eu lieu momentanément sous David et Salomon. Comparez pour Damas 2Samuel 8.5-6, et pour Hamath 2Chroniques 8.3-4. S'il n'est pas dit précisément dans le premier de ces passages que David conquit Damas, il s'empara au moins d'une partie de son territoire. Dans le second, l'expression relative à Hamath est plus positive.
De Juda : qui avaient appartenu à Juda. Ce nom est employé ici pour désigner le vrai peuple théocratique dans son ensemble, qui renfermait autrefois Israël et Juda.
Note historique.
Le relèvement si étonnant du royaume d'Israël, qui reconquiert tous ces anciens domaines, depuis la Célésyrie, à l'extrémité nord, jusqu'à la mer Morte, avec tout le pays au-delà du Jourdain, soulève une question difficile. Nous avons vu que Jéhu avait succombé devant le roi d'Assyrie, Salmanasar II, et était devenu son tributaire, ce qu'étaient sans doute restés Joachaz et Joas d'Israël, ses fils et petit-fils. Comment Jéroboam II a-t-il pu relever la puissance d'Israël d'une manière aussi extraordinaire, sans se heurter à l'influence de l'Assyrie ? L'histoire de ce dernier royaume, qu'on peut reconstruire depuis que les découvertes récentes l'ont mise au jour, permet de répondre à cette question. Après Salmanasar II, contemporain de Jéhu (858-824) et de ses successeurs, commença pour l'empire d'Assyrie un temps de défaillance qui dura jusqu'au règne de Tiglath-Piléser I, c'est-à-dire une soixantaine d'années ; et ce fut pendant ce temps que les petits Etats occidentaux jouirent d'une sécurité momentanée et que Jéroboam II put déployer son énergie contre les Syriens et recouvrer les anciennes propriétés de son peuple.