Chapitre 8. 1 à 15
Motifs en faveur de la collecte pour le spauvres de Judée.
Paul a rétabli entre lui et ses frères de Corinthe une pleine confiance ; il leur a ouvert tout son cœur, il leur a témoigné avec effusion son amour. Maintenant, il fait appel à leur charité, non pour lui, mais pour les frères pauvres de la Palestine, auxquels d'autres Eglises, surtout celles de la Macédoine, envoyaient des secours.
Il appelle cette œuvre de la charité une grâce, une grâce que Dieu a faite aux Eglises qui s'y sont employées. (Grec : "la grâce de Dieu, donnée (manifestée) dans les Eglises.")
"En effet,
comme le dit Bengel,
c'était une grâce pour ceux qui donnaient et pour ceux qui recevaient."
Les biens de ce monde sont une grâce de Dieu, la charité qui donne est une grâce plus grande encore, toute œuvre par laquelle le Seigneur daigne nous accorder une part dans son règne est une grâce de sa part.
Nous avons donc, dans ce chapitre, remplacé par ce beau mot de grâce les pâles circonlocutions au moyen desquelles Ostervald fait disparaître la pensée de l'apôtre, qui a évidemment voulu nommer ainsi l'œuvre dont il s'agit ici. (versets 4,6,7,19 ; comparez verset 9 et 2Corinthiens 9.8,14) La version de Lausanne a traduit de la même manière.