Dans cette existence passagère et mortelle, l'apôtre renonce à toute compensation, à toute récompense.
Plein de ce même Esprit de foi qui était en David, (Psaumes 116.10) il parle parce qu'il a cru, et il ne s'attend qu'à la résurrection future ; certain de cette pleine délivrance de la mort, ce lui est assez pour tout supporter et tout souffrir ici-bas, et ce qui rend son immortelle espérance d'autant plus douce et plus glorieuse, c'est l'assurance qu'il verra près de lui, en la présence de Dieu, ceux à qui il a sacrifié sa vie. (verset 14, fin.)
Puissance miraculeuse de la grâce, produisant dans un homme pécheur ce degré sublime du dévouement et de l'amour ! Ici, comme partout, la résurrection du chrétien est identifiée avec celle de Jésus qui en est la source. Paul ne dit pas même : nous ressusciterons par Jésus, selon le texte reçu, mais avec Jésus, parce que c'est le même acte de la puissance divine.