Grec : "Quand il (leur cœur, verset 15) aura été converti..."
- Le voile ne devait subsister que pour un temps. Si Israël avait été préparé, par le ministère de la loi, à recevoir Jésus-Christ, le voile eût été ôté, car c'est par Christ qu'il disparaît ; (verset 14) l'Evangile seul dévoile le ministère de la loi, le Nouveau Testament illumine l'Ancien.
Mais par l'effet de l'endurcissement du cœur, ce voile non dévoilé, non soulevé, ôté, subsiste pour ce peuple, à la lecture de l'Ancien Testament, subsiste quand Moïse est lu par eux, soit dans leurs synagogues, soit en particulier. Bien plus : par une nouvelle application de son allégorie, Paul nous montre (verset 15) ce voile restant (Grec : "étendu") sur leur cœur ; car c'est bien dans ce cœur que réside l'aveuglement, par l'effet de l'endurcissement. (verset 14)
Il y a une espérance, toutefois : c'est sa conversion ; par elle, le voile est entièrement ôté (le verbe, en grec, au présent, parce que cette conversion était déjà commencée en Israël), et les figures font place à la réalité. (verset 16)
- Ces enseignements de l'apôtre trouvent encore une application sérieuse et actuelle dans l'Eglise de Dieu. Tout ministère qui tend à replacer le peuple évangélique sous les ombres et l'esclavage de la loi, tout enseignement qui voile par la sagesse humaine la clarté de la vérité divine, pèche contre les intentions de Dieu et contre l'exemple de l'apôtre. (versets 12,13)
De mille manières le voile de Moïse peut être rétabli. D'un autre côté, il faut bien retenir qu'une seule chose donne à l'homme l'intelligence de la vérité et le met en contact avec la gloire divine de la nouvelle alliance, c'est la conversion du cœur ; (verset 16) jusque-là, quoi qu'on fasse, le voile subsiste.