Dans ces deux derniers versets, l'apôtre établit un troisième et un quatrième point de comparaison :
1° (verset 10) ce qu'il y avait de glorieux dans le ministère de la loi n'a pas été glorifié, cette gloire a disparu à cet égard (Grec : "en cette partie"), en ce qui lui était propre. Pourquoi ? A cause de la gloire qui le surpasse (trad. littérale), c'est-à-dire celle du ministère de la justice. C'est ainsi qu'on dirait : l'éclat de la lune disparaît devant l'éclat du soleil.
2° Enfin, le dernier point de comparaison est relatif au temps, à la durée : d'une part, la gloire de ce qui passe et périt ; d'autre part, la gloire de ce qui est permanent, pour tous les âges et pour l'éternité.
- Paul, en glorifiant ainsi le ministère de l'Evangile, en réduisant à sa juste valeur celui de Moïse, avait sans aucun doute une intention polémique contre les docteurs judaïsants qui lui étaient opposés à Corinthe et ailleurs.
Mais ce passage renferme pour tous les temps une vue juste et profonde sur le vrai caractère respectif des deux alliances. Et ce sujet reste pour nous de la plus haute importance.