Le verset verset 3 donne la raison de la sévérité annoncée au verset 2 ; puis, à verset 4, Paul cherche dans le Sauveur lui-même, en qui il vit, la preuve que la faiblesse selon la chair n'exclut point la puissance selon l'Esprit.
"On m'accuse de faiblesse, semble dire Paul ; je vous ai confessé moi-même que je me glorifie dans mes infirmités, que, lorsque je suis faible, c'est alors que je suis fort ; (2Corinthiens 12.5,9,10) si maintenant il vous faut une preuve que Christ parle en moi, (verset 3) je vous la fournirai : Christ n'a point été faible au milieu de vous, puisqu'il y a produit tant de manifestations d'Esprit et de puissance, (verset 3) et il peut le faire encore pour confondre l'erreur et châtier l'impénitence ; car bien qu'il ait été crucifié par un effet de la faiblesse à laquelle il s'était volontairement soumis, il est vivant par un effet de la puissance de Dieu ; et nous qui sommes faibles, par notre communion à ses humiliations et à sa mort (en lui), nous vivrons aussi par la même puissance de Dieu au milieu de vous, pour y donner efficace et force à la vérité." (verset 4)
- D'autres rattachent verset 3, non à ce qui précède, mais à ce qui suit ; ils font de versets 3,4 un premier membre de phrase, un principe exposé, d'où l'apôtre tire la conclusion : Examinez-vous donc ! (verset 5)
- Il faut remarquer encore à verset 2 que le mot du texte reçu : j'écris, a été retranché comme non authentique ; ensuite, que ce terme : comme quand j'étais présent, est traduit par quelques interprètes : comme si j'étais présent pour la seconde fois ; enfin, que ces mots : ceux qui ont péché auparavant, reprennent la pensée de l'apôtre exprimée, 2Corinthiens 12.21. (Voir la note.)