Vive et pathétique explication du verset précédent.
"Il ne dit pas seulement : je prends part à leurs douleurs, mais je suis agité et ébranlé par leurs maux comme si j'y étais moi-même exposé. Vois encore la grandeur de sa souffrance par ce motbrûler.Je brûle intérieurement, dit-il. Toutes les peines du dehors, quelque cuisantes qu'elles soient, passent bientôt et produisent une joie qui ne se flétrit jamais ; mais ce qui le remplit d'angoisse, ce qui froisse son âme, c'est la pensée de chacun de cesfaibles,quel qu'il soit. Car il ne s'occupe pas seulement des plus considérables en méprisant les petits, mais ce sont précisément ceux que d'autres rejettent qu'il porte sur son âme. C'est pourquoi il dit :"quiest faible ?" pour montrer que sa sollicitude s'étend à tous."**Chrysostôme.
- Cependant, on peut aussi entendre ces mots d'une autre manière. Paul, en disant qu'il est faible (ou Grec : "malade") en présence des faibles, qu'il brûle là où d'autres trouvent des occasions de chute, peut vouloir parler de ses propres souffrances spirituelles, indépendamment de sa sympathie pour les misères des autres. Si le premier sens s'accorde mieux avec les paroles qui précèdent, (verset 28) le dernier paraît plus conforme à celles qui suivent, (verset 30) où le mot traduit par faiblesses est le même que nous avons ici.