Soit la souffrance, soit la consolation d'un serviteur de Jésus-Christ contribuent également à la consolation et au salut de l'Eglise : sa souffrance, parce que c'est par là qu'un témoin du Sauveur surmonte le péché et le monde, fortifie la foi de ses frères, et augmente leur patience pour endurer les mêmes épreuves ; (verset 6) sa consolation, parce qu'au sein de ses renoncements et de ses douleurs, il fait une expérience plus profonde et plus riche de la grâce qu'il annonce aux âmes, et les en rend participantes. (verset 7)
En un mot, comme il y a entre eux une intime communion dans le même salut, il y a aussi une sainte communion de souffrance et de consolation.
- La construction de ces deux versets (versets 6,7) varie dans les manuscrits et dans les éditions critiques du Nouveau Testament Nous avons adopté l'ordre des plus anciens manuscrits.
Le texte reçu place la proposition : soit que nous soyons consolés c'est pour votre consolation et pour votre salut à la fin de verset 6, après la phrase : qui déploie son efficace...
Mais toutes les autorités mettent ces mots de verset 7 : et l'espérance que nous avons de vous est ferme, immédiatement après ceux-ci de verset 6 : les mêmes souffrances que nous souffrons. Et ces derniers doivent dès lors terminer verset 6. La pensée de l'apôtre reste d'ailleurs à peu près la même.