Ce sont les souffrances de Christ qu'endure l'apôtre ; elles se renouvellent en lui (Galates 6.17 ; Philippiens 3.10 ; Romains 8.17 ; 9.3, note ; Colossiens 1.24, note) ; c'est-à-dire que le Chef de notre salut à ouvert la carrière du combat et de la victoire, et que les siens, dans une communion vivante avec lui, le suivent dans cette voie.
Les causes des douleurs que le monde a accumulées sur le Sauveur, subsistent pour les siens ; seulement, lui seul a souffert comme Médiateur, portant la peine de nos péchés, et nous rendant son imitation possible par sa parfaite obéissance ; tandis que tout pécheur souffre à la fois comme tel, et pour le nom de Christ.
Toutefois, en tant qu'il endure l'épreuve pour le nom de Christ, pour sa vérité, pour ses frères, dont il facilite le combat et la victoire, ses souffrances sont bien réellement les souffrances de Christ. C'est dans ce sens que Paul s'appelle prisonnier de Jésus-Christ. (Ephésiens 3.1)
De là vient que sa consolation abonde aussi par Christ. Sa communion avec Christ est la source de sa consolation, comme de ses souffrances, (Hébreux 2.17,18) parce que cette communion a pour terme la victoire et la gloire où Christ est entré pour lui-même et pour les siens. Par la nature des choses et par une dispensation de la bonté de Dieu, ces deux choses, souffrance et consolation, sont toujours proportionnées l'une à l'autre : lorsque la première abonde, la seconde abonde aussi : douce et précieuse assurance !