Comparer 1Timothée 5.3, note et voir la note suivante.
Ces mots : avoir été la femme d'un seul mari (comparez 1Timothée 3.2, note) ne nous paraissent pas signifier qu'il fallût exclure les veuves qui auraient été mariées deux fois, puisque l'apôtre lui-même conseille aux jeunes veuves de se remarier ; (1Timothée 5.14) ces paroles désignent des femmes qui, divorcées, auraient contracté une autre union du vivant de leur premier mari, ou auraient vécu dans le désordre.
- Du reste, les conditions que pose ici l'apôtre prouvent clairement qu'être enregistrée emportait plus que le droit de recevoir des secours de l'Eglise ; car, en exclure toutes les veuves dont la vie précédente n'aurait pas été irréprochable, même si elles s'étaient ensuite réellement converties ; surtout exclure des assistances toutes les veuves âgées de moins de soixante ans, (comparez 1Timothée 5.11) c'eût été contraire à toutes les inspirations de la charité, et c'est à quoi l'apôtre ne pouvait pas penser.
Le rôle des veuves renfermait donc le nom de celles à qui certains services importants étaient confiés dans l'Eglise, qui remplissaient, pour les personnes de leur sexe, les mêmes fonctions que les diacres et les anciens. L'histoire de l'Eglise établit, par de nombreux témoignages, qu'il existait de telles charges dès les temps les plus reculés. On comprend que l'on ne pût les confier qu'à des femmes qui avaient, à tous égards, un bon témoignage, (1Timothée 5.10) et que leur âge, leur expérience chrétienne mettaient au-dessus de toutes les tentations du monde et de toutes ses calomnies.