C'est à tort qu'on a souvent entendu par cette première foi la fidélité de la veuve à la mémoire de son mari mort : car cette pensée serait en contradiction directe avec 1Timothée 5.14.
Paul veut parler, soit de l'engagement qu'elles avaient pris de se consacrer au service de Christ, engagement qu'elles rompent pour se remarier (1Timothée 5.11 et 1Timothée 5.9, note), soit de la foi chrétienne en général. (Comparer 1Timothée 5.13 et 1Timothée 5.15) L'ordre de refuser de telles femmes se rapporte à ce rôle des veuves mentionné à 1Timothée 5.9.
L'ensemble de ces deux versets prouve que tel en est le sens. En voici la traduction littérale : "Car quand elles sont devenues voluptueuses contre Christ, elles veulent se marier, ayant (en elles-mêmes) le jugement qu'elles ont rejeté la première foi."
Ce jugement n'est ni celui de Dieu ni celui des hommes, mais celui de leur propre conscience. Il faut écarter ici toute idée d'un vœu qu'elles auraient fait, ou d'un blâme que l'apôtre prononcerait sur un second mariage, (1Timothée 5.14) et concentrer toute la pensée sur le motif qui leur fait préférer le mariage à l'état de veuves chrétiennes et au service de Christ. Le verset 1Timothée 5.13 expose tout le développement moral de cette faute.