Elie en Horeb. Vocation d'Elisée.
Elie avait sans doute espéré que le retour du peuple à son Dieu et l'impression profonde que devait avoir éprouvée le roi lui-même, allaient se manifester par un changement total dans l'attitude religieuse de la cour et du pays. Au lieu de cela, il se retrouve dès le lendemain en face du même état des choses. Le pouvoir de Jézabel n'est nullement brisé ; Achab est encore son docile instrument ; quand il lui plaira d'envoyer ses émissaires pour se défaire de lui, pas un défenseur ne se présentera pour l'arracher aux mains de cette femme impie. Faut-il s'étonner du découragement, de l'amertume même qui s'empare à cette heure du cur du prophète ? Plus le triomphe a été glorieux, plus la déception est douloureuse. L'effort le plus puissant qu'un homme ait jamais fait pour rétablir l'honneur de son Dieu, l'une des manifestations les plus imposantes que la terre ait jamais contemplées du pouvoir divin, frappés de stérilité par l'ignoble lâcheté du roi et la stupide indifférence du peuple ! Elie s'était senti fort en Dieu ; il va faire l'expérience de sa propre faiblesse. Dieu a travaillé par lui, il va maintenant travailler sur lui.
1 à 8 Le découragement d'Elie.