Que la parole de l'Eternel qui est dans ta bouche est la vérité. Cette expression ne peut s'appliquer uniquement à l'espèce de promesse implicitement renfermée dans ce mot : Donne-moi ton fils (verset 19) ; promesse qui aurait dû être plus expressément énoncée pour justifier le terme : la parole de l'Eternel. Elle ne peut donc désigner que les entretiens qu'Elie avait eus avec cette femme, sur Jéhova, sa grandeur, sa puissance et sa bonté, ainsi que sur le néant des idoles. Il semble que le miracle journalier de la reproduction de l'huile et de la farine aurait dû suffire à la convaincre ; mais la mort de son fils l'avait probablement ébranlée dans sa foi naissante et poussée à se demander si ce bienfait ne lui était pas venu par quelque autre voie qu'elle ne connaissait pas. Maintenant ce dernier bienfait miraculeux achève de lui prouver la vérité de la religion de Jéhova.