Le texte reçu porte : pour nous ; cette leçon, très peu autorisée, est une correction provoquée par le nous de verset 3.
- L'objet de l'espérance, la vie éternelle, est ici représenté sous l'image d'un héritage, désignation tirée de l'Ancien Testament, où elle est appliquée au pays de Canaan promis à Abraham et à sa postérité. (Genèse 13.15 ; 28.4 ; Deutéronome 4.21 ; 12.9 ; Galates 3.18,Ephésiens 5.5 ; Hébreux 9.15)
Dans l'impossibilité où nous sommes de concevoir la félicité des cieux, l'Ecriture nous en fait des descriptions presque toujours négatives, la mettant en opposition avec les misères de notre vie actuelle (Comparer Apocalypse 7.16 ; 21.4)
Tel est le but des trois épithètes qui caractérisent l'héritage :
- incorruptible, (1Pierre 1.23 ; Romains 1.23) car le vrai héritage, c'est Dieu même, la source de la vie éternelle, opposée à la vie humaine qu'attend la corruption du sépulcre,
- qui ne peut être souillé (Gr "immaculé, sans tache, sans souillure," comparez Hébreux 7.26), par opposition à ce monde de péché où les choses les plus saintes ne sont pas à l'abri de la contagion,
- qui ne peut se flétrir (Grec : "inflétrissable"), tout l'opposé de ces fleurs auxquelles un seul jour enlève leur grâce, leur fraîcheur, leur parfum. (1Pierre 1.24 ; 5.4)
L'existence céleste est donc vie éternelle, sainteté parfaite, jeunesse perpétuelle. (Comparer 1Corinthiens 15.42 et suivants, 1Corinthiens 15.53 et suiv)