A la redoutable alternative du péché qui mène à la mort, (verset 16) l'apôtre oppose la certitude (nous savons) du salut assuré à quiconque est né de Dieu. (Comparer Hébreux 6.4 et suivants avec Hébreux 6.9 et suivants)
Il ne pèche point, et par conséquent, il n'est pas exposé à commettre le péché qui mène à la mort. Cette affirmation absolue : il ne pèche point, est en contradiction avec ce que l'apôtre vient de concéder, (verset 17) que dans toute vie chrétienne il y a des iniquités qui sont des péchés. Il n'est pas nécessaire, pour lever la contradiction, de sous-entendre : il ne pèche point "d'un péché qui mène à la mort," et par une conclusion inverse : celui qui commet ce péché n'est pas né de Dieu.
Il suffit de considérer que celui qui est né de Dieu l'est par la foi et ne jouit de l'immunité que lui confère cette naissance de Dieu que pour autant qu'il demeure par la foi en Dieu. (Comparer 1Jean 3.6,9, notes.)
Mais si, par la foi, il se maintient dans sa position d'enfant de Dieu, il se garde lui-même (texte reçu, Weiss, d'après Sin., majuscules) ou : le garde, s'attache à lui, c'est-à-dire à Dieu, (Tischendorf, Westcott-Hort Nestle d'après B. A).
Et le malin, c'est-à-dire le diable, ne le touche point, ou, comme d'autres traduisent, il n'a aucune prise sur lui. On peut dire de lui ce que le Maître disait de soi-même. (Jean 14.30)