Dieu est amour. Il n'y a pas lieu de commenter ce mot insondable, cette sublime définition de Dieu, inspirée par son Esprit à un cœur qui vivait dans la plus intime communion avec lui. Mais il faut noter le but que se propose Jean quand il donne cette définition de Dieu.
Il avait affirmé que "Dieu est lumière," afin de faire sentir que quiconque "marche dans les ténèbres" ne peut avoir aucune communion avec lui ; (1Jean 1.5-7) il proclame maintenant que Dieu est amour, pour démontrer sans réplique que celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu, et n'est pas "né de lui," puisqu'il ne lui ressemble pas.
De sorte que cette parole, qui respire tout ce qu'il y a de plus profond et de plus tendre dans l'amour divin, est en même temps d'entre les plus sévères et les plus exclusives du Nouveau Testament.
Le verbe aimer, dans versets 7,8, est sans régime. Sans doute, il ressort de l'exhortation par laquelle débute le verset 7, que l'objet de l'amour, ce sont nos frères. Mais l'important, aux yeux de l'apôtre, c'est l'amour lui-même, indépendamment de son objet. Selon qu'un homme possède ou non le véritable amour, il connaît Dieu ou ne le connaît pas, il est né de Dieu ou est encore dans son état naturel. (Comp verset 7, 2e note.)