Le menteur par excellence, auquel l'apôtre pensait en disant : "Vous savez que nul mensonge ne vient de la vérité," c'est l'antéchrist ; mais ceux qui sont animés de son esprit (verset 18) sont menteurs comme lui.
Le Christ, l'Oint, le Messie divin, la Parole éternelle faite chair en Jésus de Nazareth. (Jean 20.31)
Plus tard, (1Jean 4.2) l'apôtre précisera davantage cette négation de la vérité divine concernant la personne de Christ.
Dès les temps de l'apôtre, et à travers tous les âges de l'Eglise jusqu'à nos jours, il y a eu deux manières, qui paraissent opposées, mais qui proviennent au fond de la même erreur, de nier que Jésus soit le Christ ou de "nier le Fils." (verset 23)
L'une consiste à admettre sa divinité, en niant son humanité réelle (ainsi, dès les temps apostoliques, de faux docteurs enseignaient qu'il n'avait éprouvé nos besoins, nos souffrances et la mort qu'en apparence, prétendant que le contraire eût été indigne de Dieu), l'autre consiste à admettre son humanité vraie, mais en niant, à des degrés divers, sa divinité.
Avec l'une ou l'autre de ces erreurs, on supprime la personne de l'Homme-Dieu, et dés lors on n'a plus réellement en Jésus, le Christ le Sauveur, le Médiateur entre Dieu et les hommes. L'Evangile est sapé par sa base ; Jean appelle cela un mensonge.