Le contraste entre la lumière et les ténèbres désignait ci-dessus (1Jean 1.5-7) l'opposition absolue qu'il y a entre Dieu et le péché dans toutes ses manifestations. (Comparer Jean 3.19-21, notes.)
Aimer ses frères, être avec les enfants de Dieu dans une communion intime, vivante, dévouée, c'est, avec yeux de Jean, une preuve qu'on est et demeure en communion avec Dieu, qui est lumière et amour.
La lumière divine nous pénètre elle éclaire notre chemin et nous ôte toute (grec) occasion de chute, toute occasion de pécher, dans nos rapports avec nos frères. Tel est le sens de ce mot. (Jean 11.9,10)
D'autres l'entendent, avec moins de raison, du scandale que nous donnons au prochain. (Matthieu 18.7)
A côté de l'amour, Jean ne connaît que la haine, car pour lui l'indifférence de l'égoïsme n'est pas autre chose que la communion avec les ténèbres. L'une ou l'autre de ces dispositions décident de la vie morale : celle-ci sera tout entière lumière ou ténèbres, selon que l'une ou l'autre domine.
Celui qui marche dans les ténèbres, et risque ainsi de faire une chute, (verset 10) ne sait, d'une manière générale, où il va ; (Jean 12.35) parce qu'il refuse de voir, il est peu à peu privé de la faculté de percevoir la lumière : les ténèbres ont aveuglé ses yeux. (Jean 12.40 ; Esaïe 6.10)