Le premier de ces mots signifie (dans le langage des athlètes) frapper à la figure ; le second, conduire en esclavage, subjuguer.
En s'appliquant l'image, l'apôtre voit donc ici son adversaire dans son propre corps, dans une liberté charnelle qu'il tient assujettie. (Romains 8.13 ; 1Pierre 2.11)
"Il ne veut pas plaider la cause d'un fauxascétismequ'il condamne lui-même, (Colossiens 2.23) mais bien dompter une indépendance licencieuse, et exhorter les Corinthiens à crucifier la chair et ses convoitises (Galates 5.13-24) dans un esprit vraiment chrétien. Nous pouvons donc admettre que Paul jugeait qu'il ne lui eût pas été bon d'abandonner son métier manuel pour ne se livrer qu'à sa vocation apostolique, sans pourtant vouloir faire de sa conduite une loi pour d'autres. Cette position de son choix (tout en ayant le droit d'en agir autrement, verset 6), montre une grande délicatesse de conscience, beaucoup de sévérité pour lui-même, unie à beaucoup de tolérance pour les autres."Olshausen.
Avoir longtemps annoncé à d'autres le salut, et s'en voir finalement soi-même exclu, ce serait être victime de l'illusion la plus funeste. Voilà pourquoi l'apôtre renonce plutôt aux droits et aux libertés que l'Evangile lui accorde.