15 à 23
Il a volontairement renoncé à ce droit.
Grec : "Mon sujet de gloire." Par où l'apôtre n'entend point une gloire devant Dieu, mais devant les hommes. (Romains 4.2)
Cette gloire, qu'il revendique en présence de l'Eglise, et qui le distinguait des autres apôtres, vrais ou faux, c'est qu'il annonçait l'Evangile gratuitement, (verset 18) et qu'il s'imposait pour cela tous les renoncements et toutes les fatigues. (versets 6-14)
Mais est-ce pour lui qu'il recherchait cette gloire ? Nullement ; il ne veut que lever par là un des plus grands obstacles aux progrès de l'Evangile, (verset 12) et prévenir les accusations que ses adversaires n'auraient pas manqué d'élever contre lui. (Actes 20.34 ; 2Thessaloniciens 3.8,9 ; 2Corinthiens 11.7 et suivants)
Toute cette gloire revenait donc à l'Evangile, (verset 23) c'est-à-dire à Dieu, à qui toute gloire appartient. C'est par le même motif que tout serviteur de Dieu doit tenir fortement à l'honneur de son ministère, et tout chrétien à l'honneur de sa conduite devant les hommes.
- Par un si saint motif, l'apôtre déclare formellement, au commencement de ce verset, qu'il n'écrit point ces choses pour qu'on lui rende le droit auquel il renonce. (Grec : "pour qu'il m'arrive ainsi," c'est-à-dire de vivre de l'Evangile, verset 14).