La question du divorce, même entre époux chrétiens, avait donc été posée à l'apôtre, et cela par les vues fausses mentionnées dans la note qui précède. Paul se borne à répondre ce que nous trouvons dans ces deux versets, (versets 10,11) puis il passe à la question plus difficile du divorce dans les mariages mixtes. Sur le premier point, il pouvait être bref en interdisant le divorce entre chrétiens ; car ici il y a un commandement du Seigneur, auquel il se contente d'en appeler. (Matthieu 5.32 ; 19.9 ; comparez verset 40, dernière note.)
Et il suit tellement à la lettre ce commandement, qu'il résulte de ses paroles les deux principes suivants :
1° Point de divorce entre chrétiens (l'apôtre n'a pas à s'occuper du cas exceptionnel posé par le Sauveur, l'adultère, qui est déjà, en soi, la dissolution du mariage) ;
2° si une séparation est déjà accomplie, il ne reste aux époux que cette alternative, ou ne pas se remarier, ou se réconcilier lorsque cela est possible. C'est le Seigneur lui-même qui interdit un second mariage à ceux qui se sont séparés. (Matthieu 5.32)