Chapitre 7. 1 à 9
Conseils sur le mariage et le célibat.
Les Corinthiens avaient écrit à l'apôtre pour lui demander son avis, probablement sur tous les sujets traités dans ce chapitre, parce que des opinions diverses et des discussions s'étaient élevées à cet égard dans le sein de l'Eglise.
Tandis que, d'une part, l'exemple d'une vie voluptueuse, plus répandue à Corinthe qu'en nulle autre ville de l'antiquité, avait conservé sa pernicieuse influence même sur plusieurs des chrétiens, et relâché les principes de la discipline, (1Corinthiens 6) il paraît que, d'un autre côté, une partie des membres de l'Eglise cherchaient un degré supérieur de sainteté dans l'abstention des relations conjugales. De là, les questions sur le mariage en général, sur le divorce, en particulier sur le célibat relativement aux veuves et aux vierges.
Il ne faut entendre par cette expression ni des relations en dehors du mariage ; dont l'apôtre ne parlerait point ainsi, ni de l'abstinence dans le mariage ; (voir versets 3,5) mais ce que l'apôtre déclare bon, au point de vue spécial où il se place, c'est de ne point se marier.
S'il posait ici un principe général, il serait en contradiction directe avec une parole divine : Il n'est pas bon que l'homme soit seul. (Genèse 2.18) Mais tel n'est pas le cas. Saint Paul, en nous disant les motifs de son sentiment, (versets 26-35) en a expliqué par là même la nature, et nul n'a le droit de lui prêter autre chose que ce qu'il a si clairement exprimé.
Dieu, en donnant à l'homme une compagne, a fondé le mariage et ouvert ainsi la source de mille bénédictions ; mais il est des temps et des circonstances où tels serviteurs de Dieu, tels chrétiens peuvent se sentir appelés à sacrifier librement ces bénédictions, pour se dévouer entièrement à des travaux, à des dangers dans lesquels Dieu lui-même les a conduits.
Il faut méditer ici les paroles d'un plus grand que Paul : Matthieu 19.11 ; Luc 14.26 ; et à la lumière de ces profondes vérités, chaque disciple sincère de Jésus-Christ trouvera dans sa conscience le sens de ce mot de l'apôtre : il est bon.