Mettre sa gloire dans les hommes, ou, comme il y a littéralement se glorifier en eux, ce n'est pas seulement vouloir jouir de leurs dons ou de leur supériorité, mais c'est mettre en eux sa confiance, se placer à leur égard dans un état de dépendance spirituelle. (Voy. sur le sens complet du mot, Romains 5.2,11 ; Galates 6.14)
Or, pour l'enfant de Dieu, c'est là descendre au lieu de monter ; car il est "héritier de Dieu et cohéritier de Christ ;" il a part à tout ce que possède son Père céleste : tous les serviteurs de Dieu, qu'ils s'appellent Paul, Apollos, ou Céphas, sont à lui, car ils sont établis de Dieu pour son salut ; le monde entier, la vie, la mort, toutes les puissances vivifiantes ou destructives du règne de la nature ou du règne de la grâce, tous les événements du présent ou de l'avenir, doivent servir au grand but de son salut, tout ayant été créé pour celui qui, en Christ est redevenu le roi de la création. (Comparer Romains 8.31-39 ; Matthieu 5.5, note.)
N'est-ce pas renier ces glorieux privilèges que de mettre sa confiance et sa gloire en un homme, fût-il même le plus excellent des hommes ?
-"En tête sont placés les noms des trois docteurs dont on avait fait des chefs de parti et à l'occasion desquels est donné tout cet enseignement. Pour énoncer sa conclusion, Paul ne fait que retourner les trois formules. Au lieu de dire : "Je suis à Paul" Les Corinthiens doivent dire : "Paul est à moi." L'Eglise est le but ; les ministres sont le moyen. Ils sont des dons qui lui sont faits et qu'elle doit mettre à profit sans dédaigner l'un, ni s'engouer de l'autre."Godet.