Cette nouvelle image, très familière à notre apôtre (Ephésiens 2.21 ; 2Corinthiens 6.16) et inspirée par celle qui précède, en est pourtant indépendante, et présente la pensée de l'apôtre sous un autre point de vue.
Ici, au lieu d'un édifice en voie de construction et dans lequel chacun doit prendre garde de ne bâtir qu'avec de bons matériaux, posés sur le bon fondement, c'est un temple achevé et sanctifié auquel l'apôtre compare l'Eglise de Christ, et chaque âme individuelle dans laquelle habite l'Esprit de Dieu. Or, détruire (Grec : "corrompre") le temple de Dieu, le lieu sacré de sa demeure, est un acte bien plus coupable encore que celui de le bâtir avec des matériaux d'inégale valeur. Aussi la menace est-elle ici bien plus terrible.
Détruire, de la part de Dieu, ne peut signifier que la perdition éternelle. (Matthieu 10.28 ; 16.25) Et cela montre jusqu'où peut conduire une voie d'erreur, décrite sous l'image précédente, si toutefois on y persévère.