Citation encore plus libre de Osée 13.14. Saisi de la grandeur de son sujet et de la gloire de ses espérances, l'apôtre entonne un chant de triomphe (comparez Romains 8.31-39) sur la défaite des plus terribles ennemis de Christ et du chrétien.
Il emprunte pour cela à Osée cette apostrophe hardie : "Où est ton fléau, ô mort ? Où est ta peste, ô enfer ?" Mais l'apôtre modifie l'élan poétique du prophète à un double égard.
D'abord, au terme de ses instructions profondes sur la résurrection, il adresse deux fois son défi à la mort.
La variante du texte reçu, qui lui fait dire : "ô enfer !" (hadès, le lieu invisible, faussement rendu dans nos versions par sépulcre) n'est qu'une correction selon le passage d'Osée. Ensuite, à ces mots du prophète : où est ton fléau, ta peste ? - il substitue ceux-ci : ton aiguillon, ta victoire.
L'aiguillon est l'arme d'un animal venimeux, d'un scorpion, qui pique et tue. (Comparer le verset suivants, note.)