Cette seconde image élève la pensée au-dessus de notre horizon borné. Nous sommes trop tentés d'envisager avec une sorte de mépris ce qu'il y a en nous de corporel, parce que nous n'y voyons qu'une masse grossière de chair et de sang.
Mais il n'en sera pas toujours ainsi. La diversité infinie des corps dans la nature devrait suffire à nous en avertir. C'est là ce que veut dire l'apôtre : "Voyez combien le corps de l'homme est déjà plus noble plus admirablement organisé que celui des bêtes, et quelle diversité il y a entre ces dernières ! Elevez-vous plus haut encore : ce ne sont là que des corps terrestres : mais contemplez ces corps célestes, si éthérés, si lumineux ! Là aussi se retrouve la diversité ; vous pouvez concevoir des corps plus immatériels encore : d'où vient donc cet aveuglement qui vous fait juger du corps glorifié par ce corps d'argile ?"
- Les corps terrestres (verset 40) sont ceux des hommes et des animaux ; mais qu'est-ce que les corps célestes ?
Plusieurs interprètes entendent par là les corps des anges. Sans doute, cette idée conviendrait très bien, en tant qu'exemple, à l'argumentation de Paul. Mais comme lui-même parle aussitôt après du soleil, de la lune, des étoiles, n'est-il pas plus probable que c'est là ce qu'il entend par corps célestes ?