Comment ressusciterait un corps entièrement dissous par la corruption ? Voilà l'objection. (verset 35)
L'apôtre y répond par l'exemple analogue du grain de semence, que Jésus-Christ avait employé avant lui. (Jean 12.24, note.)
Voici quel est ici le point principal de la comparaison : le grain jeté en terre et la plante qui en sort sont bien identiques, et ils sont pourtant si complètement divers, que tout ce qu'il y a de visible dans le grain semé périt. Ainsi, même dans la nature, la mort conduit à la vie, et la destruction de tout ce qu'il y a de visible dans un être n'est pas une raison de douter qu'un corps nouveau ne puisse émaner de l'ancien.
L'application de l'image au corps humain se fait d'elle-même. Un germe de nature psychique (verset 46, note) se revêtira du corps glorifié. Toutefois, il ne s'agit point uniquement d'un procédé naturel : la résurrection est un acte direct de la toutepuissance divine, un fruit de la grâce en Jésus-Christ.