On exposait les criminels (et plus tard les martyrs chrétiens) aux combats du cirque contre des bêtes féroces, jusqu'à ce qu'ils en fussent dévorés pour l'amusement du peuple. C'est à cet usage barbare que Paul compare les dangers et les mauvais traitements qu'il avait subis à Ephèse de la part des méchants ; on ignore à quelle époque et dans quelles circonstances, car l'émeute soulevée contre lui (Actes 19.23 et suivants) n'avait pas encore eu lieu. Peut-être faut-il voir une mention de ces souffrances dans Romains 16.4.
Quoi qu'il en soit, il n'est pas probable que Paul entende ce combat contre les bêtes dans son sens littéral : sa qualité de citoyen romain le protégeait contre cette ignominie, et il y a toute apparence que les chrétiens n'y furent pas exposés avant la persécution plus générale qui eut lieu sous Néron.
- Selon l'homme signifie dans des vues humaines, sans espérances plus élevées que celles des hommes terrestres.
Ces mots : Si les morts ne ressuscitent pas, peuvent se joindre à la phrase qui précède ou à celle qui suit. L'apôtre, en exprimant ce principe charnel du matérialisme dans des termes empruntés à Esaïe, (Esaïe 22.13) ne voulait pas dire qu'il y eût dans l'Eglise de Corinthe des hommes qui tinssent ce langage, mais bien que la négation de la résurrection y conduisait logiquement.
Quiconque abandonne l'espérance d'une entière délivrance du péché par la glorification de tout l'homme, doit nécessairement chercher icibas la plus grande mesure possible de jouissances. Pourquoi s'imposerait-il des renoncements ? Aussi, est-ce dans les temps d'incrédulité que l'on voit renaître sous toutes ses formes la doctrine de la "réhabilitation de la chair."