Avec un sentiment évident de soulagement et de triomphe, et par ces mots : mais maintenant, (verset 20) l'apôtre oppose à la triste négation dont il a déduit les conséquences l'affirmation du grand fait sur lequel il va fonder la résurrection des croyants. (versets 20-28)
Christ est les prémices de la résurrection et de la vie, (Apocalypse 1.5) comme ces premiers fruits de la saison, consacrés à Dieu dans le temple, étaient les gages certains de la récolte.
L'Ecriture enseigne fréquemment la vérité profonde d'une humanité une et solidaire, dont chaque membre, malgré son individualité, "ne vit pas pour lui même."
Ainsi, comme du péché d'Adam est venue la mort pour sa race, (Romains 5.12) de même le second Adam, le représentant de l'humanité nouvelle, n'est pas mort et ressuscité pour lui seul, mais de lui émanent la justice et la vie. (Voir le développement de ce contraste dans Romains 5.12-21)
- Paul considère ici cette doctrine uniquement par son côté objectif ; c'est pourquoi il dit : "tous seront rendus vivants par Christ," sans faire de distinction entre "une résurrection de vie" et une "résurrection de jugement." (Jean 5.29) Il est bien évident, d'après la nature même des choses, que Christ n'est la justice et la vie que pour ceux en qui cette justice et cette vie s'accomplissent réellement par leur union avec lui. (verset 23)