Dernière conséquence que l'apôtre tire de la triste supposition qu'il combat et qui complète la pensée de verset 18.
On pourrait objecter que, même pour cette vie, le chrétien est plus heureux que l'homme du monde. Sans aucun doute une heure de la paix de Dieu vaut mieux que toutes les jouissances que le monde peut offrir. Mais il ne faut pas oublier que nulle communion véritable avec Dieu n'existerait si l'erreur que combat l'apôtre était vraie.
Jouet d'une vaine illusion, se nourrissant d'un mensonge, le chrétien n'aurait réellement en partage ici-bas que ses renoncements et ses combats, et, dans l'avenir, une déception pour toute espérance. Ou plutôt il n'y aurait jamais eu de chrétiens sur la terre, et ainsi la supposition de l'apôtre devient un argument irréfutable pour toute sa démonstration.